Parler de la dette publique, encore et toujours !
L'été a été marqué par des débats relativement inédits sur la dette publique et son remboursement. Partant des propositions faites par un candidat à l'élection présidentielle sur la possibilité de « geler » ou de « congeler » une partie de la dette publique et même de la faire disparaître, une intéressante controverse a agité la classe politique, mais aussi les économistes comme les juristes.
Peut-on et doit-on faire disparaître une partie de la dette de la France par une sorte de tour de passe-passe ? La proposition concerne la dette détenue par la Banque de France et la Banque centrale européenne en la transformant en dette perpétuelle à taux zéro, ce qui reviendrait à ne plus la rembourser et ne plus en payer les intérêts. Posée de cette façon, la solution semble particulièrement séduisante ! Qui n'a pas rêvé de voir disparaître ses dettes ? La proposition viserait environ 600 à 635 milliards d'euros. Elle aurait pour avantage supposé de redonner des marges de manoeuvre pour financ (...)

